Dormir dans un phare : 6 adresses pour une nuit face à la mer
Six hôtels aménagés dans des phares en Galice, aux Canaries, en Écosse, en Suède et en Croatie : les chambres, les paysages et les détails pour un séjour réussi.

En fin de journée, le chemin du phare se vide. Les voitures repartent, le bruit des conversations s’éloigne, et il ne reste bientôt que le vent contre les murs et l’Atlantique à perte de vue. C’est à ce moment-là que l’idée devient irrésistible : et si, plutôt que de reprendre la route, on restait dormir ici ?
Sur les côtes d’Europe, quelques phares ont ouvert leurs portes aux voyageurs. En Galice, on retrouve le plaisir d’un dîner et d’une chambre douillette après avoir longé les falaises. Au large de la Suède, il faut embarquer pour rejoindre une ancienne maison de gardien. En Croatie, c’est une villa entière qui attend les amis venus partager quelques jours sur un îlot. Le décor est maritime partout, mais les nuits n’ont rien d’identique.
Pour un premier séjour, Faro Silleiro, près de Baiona, a notre préférence : l’atmosphère d’un phare et le confort d’un petit hôtel. O Semáforo séduira ceux qui rêvent d’un dîner au bout du cap Finisterre. Et si l’envie de s’éloigner de tout l’emporte, les côtes écossaises de Corsewall et la traversée vers Pater Noster ont quelque chose de particulièrement séduisant. Les Canaries et la Croatie réservent deux autres expériences, très différentes, à découvrir plus loin.
Dans cet article
- Le phare, la maison du gardien et la chambre : trois histoires différentes
- Six adresses où prolonger la soirée face à la mer
- Notre choix : la douceur d’une nuit au Faro Silleiro
- Cinq autres phares, cinq façons de s’évader
- Quelle soirée imaginez-vous au bord de l’eau ?
- Combien coûte réellement une nuit dans un phare ?
- Et si le phare devenait le plus beau moment du voyage ?
- Les détails qui font une belle soirée
- Les questions que l’on se pose avant de dormir dans un phare
- Quand la mer devient votre horizon
Le phare, la maison du gardien et la chambre : trois histoires différentes
À quoi ressemble une nuit dans un phare ? On imagine volontiers un escalier en colimaçon, une petite chambre tout en haut et la lumière qui balaie l’océan. Les hébergements de cet article ont une autre histoire : leurs chambres se trouvent dans les anciens bâtiments de la station, les maisons des gardiens ou des logements installés sur le domaine. La tour est là, parfois juste derrière la fenêtre, mais ce n’est pas à son sommet que l’on dort.
Cette nuance ne retire rien au charme du lieu. À Faro Silleiro, l’ancien ensemble maritime est devenu un boutique-hôtel ; à O Semáforo, on peut passer directement d’une promenade au cap à la table du restaurant. Corsewall et Pater Noster ont conservé quelque chose des anciennes habitations de gardiens. Sur La Palma, la soirée peut se prolonger autour d’un repas préparé dans la suite ; sur l’îlot de Host, on partage une maison entière.
Le vrai luxe n’est d’ailleurs pas toujours là où on l’attend. Ce peut être de voir l’océan depuis son lit, de ne pas avoir à reprendre la voiture après le dîner ou de savoir qu’aucun voisin ne viendra troubler la soirée. À l’inverse, découvrir une salle de bains commune ou une chambre côté montagne alors qu’on rêvait d’une fenêtre sur les vagues peut décevoir. Mieux vaut connaître ces petites différences avant de se laisser séduire par les photos.
Six adresses où prolonger la soirée face à la mer
Une chambre intime au bord d’un cap, une suite avec piscine aux Canaries, une villa accessible seulement en bateau : ces six lieux ne se ressemblent guère. Le tableau permet de repérer d’un regard où l’on dort, ce qui rend l’adresse spéciale et le détail susceptible de changer le séjour.
| Établissement / lieu | Où dort-on vraiment ? | À choisir pour | Le détail à connaître |
|---|---|---|---|
| Faro SilleiroGalice · Espagne | Bâtiments du phare, boutique-hôtel | Séjour romantique confortable | Chambre vue océan ou montagne |
| Hotel O SemáforoFinisterre · Espagne | Ancien bâtiment de signalisation | Dîner avec vue et cap spectaculaire | Chambres très différentes |
| Corsewall Lighthouse HotelÉcosse · Royaume-Uni | Maison des gardiens et bâtiments du domaine | Nature sauvage, repas sur place | Voiture conseillée |
| Faro Punta CumplidaLa Palma · Espagne | Suites du complexe du phare | Calme, piscine, séjour à deux | Voiture utile ; pas dans la tour |
| Pater NosterHamneskär · Suède | Ancienne maison de gardien sur îlot | Déconnexion et aventure maritime | Bateau ; certaines salles de bains communes |
| Lighthouse LigeroVis · Croatie | Villa entière près du phare | Six personnes, vacances entre amis | Bateau, caution et courses |
Si vous hésitez encore, imaginez votre première soirée. Un verre face à la mer et une promenade après le dîner ? La Galice s’y prête merveilleusement. La sensation de quitter le continent pour de bon ? Regardez du côté de Pater Noster. Plusieurs jours à cuisiner, nager et vivre ensemble ? Lighthouse Ligero prend alors tout son sens.
Notre choix : la douceur d’une nuit au Faro Silleiro

La route quitte Baiona et suit les reliefs de la côte galicienne. Au cap Silleiro, l’Atlantique semble soudain prendre toute la place. Le phare veille sur les rochers ; tout près, les bâtiments qui accueillaient autrefois la vie de la station maritime abritent désormais l’Hotel Boutique Faro Silleiro. On peut profiter du paysage sans renoncer au plaisir de retrouver une belle chambre à la fin de la journée.
C’est ici que nous poserions volontiers nos valises pour deux ou trois nuits. L’adresse a ce mélange rare de caractère et de simplicité : la mer pour horizon, les promenades de la côte à quelques kilomètres, puis un petit-déjeuner tranquille avant de repartir vers Baiona. L’hôtel ne cherche pas à transformer chaque instant en aventure extrême ; il laisse surtout la place au paysage et au temps passé ensemble.
Il y a tout de même une décision qui mérite qu’on s’y attarde : parmi les dix-sept chambres, huit regardent l’océan et les autres sont tournées vers la montagne. Pour un anniversaire ou une escapade dont on veut garder longtemps le souvenir, nous aurions un faible pour une chambre ouverte sur l’Atlantique. Si elles sont déjà réservées, le charme de Baiona ne disparaît pas pour autant : une adresse dans les environs permet de découvrir le même littoral, à son propre rythme.
On ne monte pas dormir dans la lanterne, et ce n’est pas grave : ici, la magie vient du cap, des vieilles pierres et de cette possibilité assez délicieuse de contempler le large, puis de refermer la porte sur une chambre confortable.
Cinq autres phares, cinq façons de s’évader
1. O Semáforo, au cap Finisterre : dîner là où la route s’arrête

Au bout de la route du cap Finisterre, il y a le phare, les rochers et cette impression que le continent s’interrompt brusquement. L’Hotel O Semáforo occupe l’ancien bâtiment de signalisation du site. Sa terrasse et son restaurant donnent une raison supplémentaire de rester lorsque les visiteurs du jour sont repartis. On s’imagine facilement prolonger un dîner en regardant la lumière décliner sur l’Atlantique, sans devoir reprendre le volant.
Les chambres n’offrent cependant pas toutes la même expérience. Certaines sont petites et intimistes ; d’autres disposent d’un cadre ou d’une vue plus généreuse. Le centre de Fisterra se trouve à environ trois kilomètres : suffisamment près pour y passer la journée, mais pas au point de considérer le trajet comme une promenade nocturne anodine, surtout lorsque le temps se gâte.
Nous garderions une nuit pour le cap, puis du temps pour les ports et les plages de la Costa da Morte. Le charme d’O Semáforo tient beaucoup au moment où l’on s’y arrête. Avant de prévoir cette soirée, regardez les chambres qui restent disponibles : la bonne surprise doit être la vue sur la mer, pas la taille inattendue du lit.
2. Faro Punta Cumplida, à La Palma : se réveiller au rythme de l’Atlantique
La Palma n’a pas le visage des grandes stations balnéaires des Canaries. Sur sa côte nord-est, les pentes volcaniques descendent vers une mer souvent puissante. Faro Punta Cumplida est installé dans cet environnement, à Barlovento : des suites aménagées dans l’ensemble du phare, une piscine à débordement et, surtout, de longues heures à regarder la lumière changer sur l’eau.
Ici, on n’a pas forcément envie de ressortir tous les soirs. La kitchenette permet de préparer un repas, de laisser traîner le petit-déjeuner et de profiter de la terrasse sans surveiller l’heure. La tour n’abrite pas les chambres : ce sont des suites dans les bâtiments du site. L’adresse apparaît aussi sous le nom de Lighthouse on La Palma Island, et les agencements proposés ne sont pas tous identiques.
Après une journée sur les routes de l’île ou les sentiers de montagne, retrouver ce coin tranquille de côte a quelque chose d’apaisant. Une voiture rend la découverte de La Palma beaucoup plus libre ; mieux vaut l’intégrer au voyage plutôt que de compter sur des déplacements improvisés. Pour profiter vraiment de l’endroit, choisissez la suite dont l’espace et les équipements vous plaisent, puis offrez-vous une soirée sans autre programme que la mer.
3. Corsewall, en Écosse : le bout de la péninsule et un dîner au chaud

La péninsule des Rhins of Galloway avance vers la mer comme si elle voulait échapper au reste de l’Écosse. Tout au bout, les bâtiments du Corsewall Lighthouse Hotel font face aux rochers et au vent. On y retrouve les anciennes maisons des gardiens, d’autres chambres aménagées sur le domaine et un phare qui reste le point de repère du paysage. Même par une journée grise, le lieu a de l’allure.
L’hôtel compte onze chambres, assez différentes les unes des autres. Certaines conservent le caractère des anciennes habitations, d’autres offrent davantage d’espace ou d’intimité. Le restaurant est un plaisir appréciable ici, où l’on ne tombe pas par hasard sur une rue pleine de bonnes tables. Le dîner est annoncé autour de 55 £ par personne pour le menu fixe : une dépense à anticiper, mais aussi une belle manière de passer la soirée sans quitter le cap.
Corsewall séduira ceux qui aiment marcher, écouter le vent et rentrer au chaud après une promenade le long de l’eau. La voiture reste le moyen le plus simple d’atteindre cette partie de l’Écosse. Pour garder le plaisir de l’arrivée intact, prenez le temps de choisir votre chambre à Corsewall et de prévoir le dîner : ce serait dommage de passer cette première soirée à chercher un restaurant à des kilomètres.
4. Pater Noster, en Suède : partir en bateau et laisser la côte derrière soi

À Hamneskär, les rochers émergent de la mer au large de la côte suédoise. Quelques bâtiments, une tour rouge et l’horizon : c’est presque tout le décor de Pater Noster. La traversée en bateau semi-rigide dure environ vingt minutes depuis Marstrand ou Rönnäng. L’île apparaît peu à peu, et avec elle cette sensation rare de laisser le quotidien de l’autre côté de l’eau.
Les neuf chambres occupent les anciennes installations des gardiens. Elles n’ont pas toutes le même confort : quatre disposent d’une salle de bains privée, les cinq autres partagent les installations. Ce n’est pas le détail le plus romantique, mais il vaut la peine d’être connu lorsqu’on prépare une escapade à deux. Certaines formules comprennent également le bateau et les repas ; d’autres peuvent être proposées différemment. Avant le départ, on doit savoir qui nous attend à l’embarcadère et ce que l’on trouvera à table le soir.
La saison habituelle des séjours individuels s’étend d’avril à novembre. Ce n’est pas le genre d’endroit où l’on débarque à l’improviste, et les conditions de mer font partie du voyage. Si l’idée de dormir sur ce petit morceau de roche vous attire, regardez les chambres de Pater Noster en portant attention à la salle de bains et aux services compris. Gardez aussi un peu de marge avant le vol retour : le plus beau souvenir devrait rester la traversée, pas l’angoisse de la manquer.
5. Lighthouse Ligero, en Croatie : une maison pour les amis, un îlot pour décor
Depuis Vis, l’îlot de Host semble assez proche pour être touché du doigt. Pourtant, y passer la nuit change totalement la perspective. Lighthouse Ligero est une villa installée dans l’environnement de l’ancien phare, avec trois chambres, une cuisine et des espaces pour profiter des longues soirées dalmates. On ne réserve pas une chambre : on s’offre toute la maison, jusqu’à six personnes.
La traversée se prépare depuis Vis, avec des horaires convenus à l’avance. La réservation mentionne également une caution remboursable de 300 €, distincte du prix du séjour. Mais le plus important se joue parfois avant même de monter à bord : avoir pensé aux courses, au dîner et à ce que chacun aime partager. L’idée d’une île pour soi perd un peu de sa poésie quand on découvre que personne n’a acheté de quoi préparer le petit-déjeuner.
Nous y voyons surtout une belle idée pour une famille ou un groupe d’amis qui aime vivre à son rythme, cuisiner et profiter de la mer sans multiplier les déplacements. Pour un couple de passage deux jours, les trois chambres risquent de faire beaucoup. À plusieurs, en revanche, Lighthouse Ligero peut devenir le cœur de tout le séjour, à condition de bien accorder les horaires de bateau, les couchages et les conditions de location.
Quelle soirée imaginez-vous au bord de l’eau ?
Les souvenirs que l’on rapporte de ces endroits ne sont pas forcément les mêmes. Certains gardent l’image d’un dîner face au soleil couchant ; d’autres, le moment où le bateau s’éloigne du port ; d’autres encore, les discussions qui n’en finissent plus autour d’une table avec la mer tout autour. C’est souvent en partant de cette envie-là que le choix devient évident.
Une parenthèse à deux, sans compliquer le voyage
Pour deux ou trois nuits en amoureux, la Galice offre de belles possibilités. Faro Silleiro permet d’alterner hôtel, promenades et découvertes autour de Baiona. O Semáforo se prête davantage à une soirée à part, au bout du cap Finisterre. L’un invite à rester quelques jours, l’autre à savourer le fait d’être arrivé tout au bout de la route.
Du vent, des rochers et l’impression d’être ailleurs
À Corsewall, le paysage écossais donne envie de prolonger la promenade, même quand les nuages s’accumulent. Pater Noster pousse l’éloignement encore plus loin : après le bateau, il n’y a plus grand-chose à organiser. Dans les deux cas, mieux vaut arriver assez tôt pour profiter de ce que l’endroit offre de plus simple : du temps devant soi.
Des vacances entre amis, ou quelques jours au soleil
À Lighthouse Ligero, on partage la villa, les repas et les baignades ; chacun trouve sa place et le groupe donne son rythme aux journées. À Faro Punta Cumplida, la parenthèse est plus intime, entre routes volcaniques et soirées douces sur La Palma. L’un a le goût des retrouvailles, l’autre celui du calme retrouvé.
Combien coûte réellement une nuit dans un phare ?
Le prix peut varier du simple au multiple, et les comparer sans regarder ce qu’il y a derrière n’aurait guère de sens. Une chambre à Finisterre, une suite avec piscine à La Palma et une villa entière pour six amis à Vis ne racontent pas le même voyage. Les nuits les plus mémorables ne sont pas forcément celles qui affichent le tarif le plus élevé : le dîner, les trajets et la chambre choisie jouent aussi leur rôle.
| Établissement | Ce qui pèse sur le budget | À ne pas oublier |
|---|---|---|
| Faro Silleiro | Catégorie de chambre, vue mer ou montagne, saison | La vue change vraiment l’expérience. |
| Hotel O Semáforo | Chambre choisie et dîner au restaurant du cap | Le restaurant peut faire partie de la soirée. |
| Corsewall Lighthouse Hotel | Repas sur place, trajet jusqu'au bout de la péninsule | La voiture et le dîner pèsent dans la dépense. |
| Faro Punta Cumplida | Suite, voiture et durée de séjour sur La Palma | La kitchenette permet des soirées plus simples. |
| Pater Noster | Traversée maritime, repas et type de salle de bains | Le bateau et les repas ne sont pas toujours compris. |
| Lighthouse Ligero | Location de villa entière, bateau, caution éventuelle | Le prix concerne toute la villa, à partager entre amis. |
À Corsewall, par exemple, rester dîner à l’hôtel peut rendre la soirée bien plus agréable qu’un aller-retour en voiture. À Pater Noster, un bateau et des repas éventuellement compris changent la dépense finale. Et à Vis, une villa qui paraît hors budget pour deux prend une autre allure lorsque six amis se partagent la location. Au moment de réserver, regardez donc le coût du séjour dans son ensemble, pas seulement la première somme affichée.
Et si le phare devenait le plus beau moment du voyage ?
Deux nuits sur la côte galicienne, sans courir après les kilomètres
Baiona se prête bien à un long week-end. On peut arriver en journée, marcher près de l’océan, profiter de Faro Silleiro le soir et garder le lendemain pour les petites villes et les paysages de la côte. Le cap Finisterre mérite lui aussi qu’on lui consacre du temps, mais il se trouve bien plus loin sur le littoral. Enchaîner Silleiro et O Semáforo à toute vitesse reviendrait à passer plus d’heures sur la route qu’à profiter de ces deux beaux endroits.
Si l’on souhaite prolonger le séjour sur la Costa da Morte, une ou deux nuits à Fisterra permettent de profiter des villages, des sentiers et des restaurants sans devoir revenir systématiquement au cap. Le phare reste alors un moment privilégié d’un voyage plus vaste, et non l’unique raison de prendre l’avion.
L’Écosse, pour marcher au rythme du vent
À Corsewall, une arrivée en début d’après-midi laisse le temps de rejoindre le bord de l’eau avant de s’installer pour la soirée. La pointe des Rhins of Galloway est isolée ; mieux vaut connaître la route et prévoir le retour plutôt que d’imaginer un taxi disponible à toute heure. Mais une fois sur place, quel plaisir de ne pas avoir d’autre rendez-vous que le dîner.
La Suède et la Croatie, quand le voyage commence en bateau
Il y a quelque chose d’assez joyeux à préparer un sac pour une île où l’on ne se rend pas en voiture. À Hamneskär et sur l’îlot de Host, cependant, les horaires de bateau ne sont pas facultatifs. La météo peut bouleverser une traversée, et un vol de retour trop serré transformer l’aventure en course contre la montre. En gardant une nuit de marge lorsque c’est possible, on retrouve ce qui fait l’intérêt de ces lieux : l’impression de ne plus avoir à se presser.
À Vis, passer une ou deux nuits sur l’île principale donne le temps d’en découvrir les criques et les villages avant de gagner Lighthouse Ligero. En Suède, les environs de Marstrand se prêtent eux aussi à une étape sur le continent avant la traversée vers Pater Noster.
Le dernier trajet mérite autant d’attention que le vol
La Galice peut se rejoindre via Vigo, Santiago ou d’autres aéroports selon les liaisons ; La Palma possède son propre aéroport, tandis que l’Écosse, Göteborg et Split demandent parfois un trajet plus long avant de voir apparaître le phare. Regarder les vols disponibles donne une première idée des possibilités, mais n’oubliez pas la dernière portion du voyage : la route jusqu’au cap, la voiture de location ou le bateau qui vous attend à l’embarcadère.
Les détails qui font une belle soirée
Au Faro Silleiro, mieux vaut savoir si l’on se réveillera face à l’océan ou à la montagne. À O Semáforo, l’idée du dîner sur place est séduisante : encore faut-il qu’une table soit disponible à l’heure prévue. À Corsewall, le restaurant change vraiment la façon de vivre l’isolement du cap. Ce sont souvent ces choses toutes simples qui font la différence entre un séjour agréable et une soirée un peu décevante.
Sur les îles, d’autres questions se posent naturellement : où embarque-t-on, à quelle heure, et que devient la traversée si le vent se lève ? À Pater Noster, la salle de bains n’est pas privée dans toutes les chambres. À Lighthouse Ligero, il faut penser aux courses et à la caution, car on loue une villa entière. Rien de compliqué, à condition de le savoir avant de boucler les valises.
Le ciel peut être gris, les vagues agitées, le coucher de soleil absent. Un beau séjour dans un phare doit pourtant garder son charme ces jours-là aussi. C’est même souvent lorsque la météo ralentit tout que l’on profite le mieux du lieu.
Les questions que l’on se pose avant de dormir dans un phare
Dort-on réellement dans la tour du phare ?
Pas dans la lanterne pour les six adresses présentées ici. On dort dans les anciens bâtiments du phare, les maisons des gardiens, des suites aménagées sur le domaine ou une villa située sur un îlot de phare. Le charme du lieu est bien réel, mais la chambre n’est pas forcément dans la tour que l’on voit sur les photos.
Quel hôtel de phare choisir en Espagne ?
Les trois ambiances sont très différentes. Faro Silleiro plaît pour le confort d’un boutique-hôtel près de Baiona, O Semáforo pour une soirée au cap Finisterre, Faro Punta Cumplida pour une suite tranquille face à l’Atlantique, sur La Palma.
Quel phare choisir pour un séjour romantique ?
Faro Silleiro est notre favori pour quelques jours à deux. O Semáforo a ce charme singulier des dîners au bout de la route. Et si vous imaginez davantage une suite où rester plusieurs jours, Faro Punta Cumplida mérite vraiment qu’on s’y attarde.
Peut-on séjourner dans un phare avec des enfants ?
C’est possible dans certains logements, selon l’âge des enfants et les couchages proposés. La villa Lighthouse Ligero, avec ses trois chambres, convient notamment à un groupe. Sur les îlots et près des rochers, il faut néanmoins tenir compte des abords et des traversées, surtout avec de jeunes enfants.
Peut-on rejoindre ces hôtels sans voiture ?
Pas toujours. Les dernières portions de route sont souvent isolées. Une voiture facilite nettement un séjour à Corsewall ou à La Palma, tandis que Pater Noster et Lighthouse Ligero s’atteignent par bateau. L’essentiel est d’avoir organisé cette arrivée avant le départ.
Une seule nuit suffit-elle ?
Pour O Semáforo, une nuit peut suffire à vivre une belle soirée au cap. Sur La Palma, à Pater Noster ou pour une villa partagée en Croatie, deux ou trois nuits rendent généralement le déplacement plus agréable. Les durées minimales dépendent aussi de la saison et de l’hébergement.
Le bateau et les repas sont-ils compris ?
Tout dépend du séjour proposé. Certaines formules de Pater Noster comprennent la traversée et les repas, mais ce n’est pas forcément le cas de chaque chambre proposée. Pour Lighthouse Ligero, les horaires du bateau depuis Vis doivent également être convenus à l’avance.
Comment éviter de réserver la mauvaise chambre ?
Regardez d’abord la vue de la chambre, puis le type de lit, la salle de bains et les prestations comprises. Au Faro Silleiro, les chambres côté montagne n’offrent pas la même expérience que celles tournées vers l’Atlantique ; à Pater Noster, la différence porte aussi sur la salle de bains.
Quand la mer devient votre horizon
Il n’est pas nécessaire de dormir tout en haut d’une tour pour sentir que l’on a quitté l’ordinaire. Une soirée près du phare de Silleiro, le dernier verre face au cap Finisterre ou le bruit du bateau qui s’éloigne d’une île suédoise suffisent à donner un autre goût au voyage.
Ces adresses invitent moins à cocher des visites qu’à profiter de quelques heures rares. Choisissez celle où vous aurez plaisir à rester une fois la nuit tombée : les plus beaux souvenirs naissent souvent quand il n’y a plus rien à faire, sinon regarder la mer.
Certains liens de réservation peuvent soutenir LowCostWings sans frais supplémentaires pour vous.